Terça-feira, 18 de Outubro de 2011

 

 

Sanjay Subrahmanyam, historiador indiano

 

 

Professeur d'histoire à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA), Sanjay Subrahmanyam a aussi enseigné à New Delhi, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, puis à Oxford. Il est l'un des principaux promoteurs de l'histoire globale, ou histoires connectées, comme contre-proposition aux aires culturelles, les area studies. Son livre sur Vasco de Gama, qui élargit la recherche au-delà des sources portugaises, doit être publié en France en 2012.

 

 

Assiste-t-on à une mondialisation de l'histoire comme à une mondialisation économique au détriment de l'eurocentrisme ?

Il y a encore un problème d'articulation : en Inde, ce que l'on étudie dans les universités, c'est l'histoire indienne. Si vous cherchez un spécialiste de l'histoire du Japon en Inde, vous n'en trouverez pas. Même chose pour la Chine, des spécialistes de l'histoire indienne, il y en a peut-être deux. Entre la Chine et le Japon, c'est différent, parce qu'il y a une tradition japonaise de sinologie. Mais peu d'historiens chinois travaillent sur le Japon. Alors qu'est-ce que la mondialisation ? Souvent, cela revient au rapport avec l'Occident : la Chine et l'Occident, l'Inde et l'Occident... Il est difficile d'établir des passerelles entre l'Inde et la Chine. On est toujours dans un rapport centre-périphérie. Y a-t-il en Inde des historiens spécialistes de l'Amérique latine ? Pas plus qu'en Chine... Donc, pour aborder ce sujet, on va traduire des chercheurs américains ou européens.

 

La domination intellectuelle occidentale sur l'Orient n'est donc pas entamée ?

 

Non, loin de là. Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain.

 

C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Il y a des éléments positifs. Quand on a une grande tradition et des ressources, cela vaut quelque chose. Il serait stupide de dire que, parce que les Français ont colonisé l'Indochine, ce qu'on produit sur l'Indochine en France ne vaut rien. Mais en même temps, sans tomber dans une forme d'indigénisme qui voudrait que seuls les Chinois peuvent écrire sur la Chine, c'est inquiétant.

Prenez deux cas extrêmes : sur l'histoire turque et ottomane, les Turcs sont très, très forts. Il y a de grands chercheurs, des revues en turc, donc ils n'ont pas besoin de passer par l'Occident. En revanche, sur l'histoire de l'Indonésie, ce sont les Australiens qui ont fait ce travail, les Français, les Américains, un peu les Britanniques et les Néerlandais. Et même les Japonais ! Mais les vrais spécialistes, en Indonésie, de l'histoire indonésienne se comptent sur les doigts d'une main.

 

 

Para continuar a ler a entrevista basta ir ao Le Monde por aqui.

 



publicado por Próximo Futuro às 09:00
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Segunda-feira, 4 de Julho de 2011

 

 

Terminaram ontem os eventos PRÓXIMO FUTURO/Verão 2011 mas ainda há muito para ver até ao final do ano!

Desde logo, a exposição "Fronteiras" (mostra central dos 8.os Encontros Fotográficos de Bamako, vinda do MALI) que, para além das mais de 700 pessoas na inauguração, já foi entretanto visitada por mais de 6.500 pessoas.

 

Também continuam visitáveis, durante todo o verão, as instalações dos artistas Nandipha Mntambo (ÁFRICA DO SUL), Kboco (BRASIL) e do colectivo Raqs Media (ÍNDIA) pelo Jardim Gulbenkian, para além das intervenções artísticas de Bárbara Assis Pacheco (PORTUGAL), Délio Jasse (ANGOLA), Isaías Correa (CHILE) e Rachel Korman (BRASIL) nos Chapéus-de-Sol projectados pela arquitecta Inês Lobo, também no JARDIM Gulbenkian.

 

Mais informações e contactos, aqui.



publicado por Próximo Futuro às 06:30
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Quinta-feira, 19 de Maio de 2011

ACHILLE MBEMBE no Centre for Creative Arts (University of KwaZulu-Natal)

 

 

Em Junho, esperamos que se junte a nós logo no dia 16 (quinta-feira), às 17h00, na inauguração das intervenções propostas para o JARDIM da Gulbenkian pelos artistas Bárbara Assis Pacheco (Portugal), Délio Jasse (Angola), Isaías Correa (Chile), Kboco (Brasil), Nandipha Mntambo (África do Sul), Rachel Korman (Brasil), e o colectivo Raqs Media (Índia).

 

No dia seguinte, 17 de Junho (sexta-feira), às 09h30, terá início a segunda parte das LIÇÕES do Próximo Futuro (2011), reunindo investigadores, poetas e professores de diversas geografias (Brasil, Camarões, EUA e Portugal), em torno de reflexões sobre “Democracia e a Ética do Mutualismo” (a partir da “experiência Sul-africana”), “Qual o futuro próximo da Poesia?”, “As grandes incertezas da historiografia africanista” e “Produção, utilização e partilha do conhecimento na economia global”.

 

 

Alguns links (complementares às respectivas bios no Jornal) para conhecer os conferencistas de dia 17 de Junho:

 

Achille Mbembe (Camarões)

What is a postcolonial thinking?

Donors have a simple notion of development

The invention of Johannesburg

 

Eucanaã Ferraz (Brasil)

Não saberia dizer a hora…

Entrevista

Errática

 

Margarida Chagas Lopes (Portugal)

Entrevista Antena 1

Desemprego e Interioridade

Principais actividades e trabalhos em Economia da Educação e da Formação

 

Ralph Austen (EUA)

The Department of History

Trans-Saharan Africa in World History

Postcolonial African Literature



publicado por Próximo Futuro às 06:30
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Próximo Futuro é um programa Gulbenkian de Cultura Contemporânea dedicado em particular, mas não exclusivamente, à investigação e criação na Europa, na América Latina e Caraíbas e em África.
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